Oldiblog

Fermer
  Créer son blog KaZeo     Rap et RnB     Communauté Ados     Créer un blog gratuit Dimanche 22 novembre 2009   Ste Cécile  
Watashi no ie he youkoso
 
Page 1 2 3  

puce Sommaire des articles de cette rubrique

   

puce Gilles Barbier (le 06/06/2006 à 19h28)

Aujourd'hui je suis allée à l'expo de Gilles Barbier au Carré d'Art (Nîmes). Cette expo m'a plu, c'est un mélange de réalité et de rêve exposé de façon sarcastique, si vous pouvez y aller, à vous de juger!



"Exposition du 31 mai au 17 septembre 2006


L’œuvre de Gilles Barbier privilégie le fragment et la multiplicité à la somme. Elle propose un scénario critique face à une réalité de plus en plus affirmative et médiatiquement assénée, mais de plus en plus fantasmée aussi. Les sports de glisse, l’intelligence artificielle, le village global de Mac Luhan sont des modes d’approche d’un monde contemporain lisse, dont la complexité perturbante se décompose mieux en pixels qu’en sujets. Chacune des expositions de Gilles Barbier propose une plongée dans les fictions qui, pour lui, aident à donner sens au réel. Les personnages, bulles de BD, messages « correcteurs de réalités » servent d’indicateurs pour cette lecture en profondeur. La perversion de la pesanteur, le sens dessus dessous, le cheminement dans les souterrains sont les indices d’un humanisme qui ne va plus de soi, marqué par des identités de passage. Le foisonnement, la profusion qui caractérisent tant le développement du travail depuis une dizaine d’années que l’aspect formel même des œuvres indiquent une recherche critique de la réalité mais une critique où il est impossible de se fixer avec bonne conscience car tout bouge. On ne peut commencer à comprendre qu’en étant instable soi-même, en résonance avec le bruit ambiant. Quand Barbier illustre le dicton chinois, le doigt montre trois choses à la fois, ni fou, ni sage donc… A tout moment, le scénario peut changer ou déboucher sur un cul-de-sac.


Le parcours imaginé par l’artiste, à partir d’une centaine d’œuvres dont les plus anciennes datent de 1993, tend à subvertir l’architecture claire et ordonnée de Norman Foster pour y induire des rythmes différenciés où le mouvement des corps matérialise le mouvement de la pensée : frein de la lecture des pages de dictionnaire et des dessins de programmation, cheminement dans les galeries du terrier, sortie dans le noir interstellaire des dessins noirs, traversée explosive de la balle qui termine l’exposition. L’exposition n’est pas conçue comme une rétrospective. Il s’agit plutôt d’un brassage nouveau où se mêlent éléments anciens et œuvres nouvelles. En effet, Gilles Barbier définit sa méthode de travail comme une rumination. De même que le catalogue organisé autour de quatre interviews scrutant l’œuvre selon des axes différents, tous également pertinents mais dont on ne peut jamais dire qu’ils épuisent la question, l’exposition est la monstration de vérités approchées mais ne recherche pas un message central qui résume tout. A la position de l’Artiste, de l’Auteur, qui met en scène un monde parallèle au réel, autonome et parfaitement affirmé, il préfère l’instabilité, le glissement et se revendique comme un espace ouvert balayé de différents motifs, que matérialise dans ses œuvres : les mots, noms de marques commerciales, questions, préceptes, bulles de BD, correcteurs de réalité, toute une logorrhée inséparable de son travail. Le mot est premier. Il dit en effet : «Je peux même dire que ce qui est produit (et là je parle de l’ensemble de ma production) n’est au fond que l’illustration du texte. Ou peut-être, plus justement, par une manière de retournement bizarre, que le texte en serait l’enluminure ». C’est ainsi qu’il convient de comprendre l’opposition : locataire/propriétaire fréquemment mentionnée. La plupart des pièces affirment le pluriel : le recours au clone est récurrent, qui multiplie le même personnage mais qui, de pièce en pièce, développe une sorte de jeu de rôle : l’ivrogne, le pied tendre… mais pourtant toujours avec le même visage, celui de l’artiste. Cette instabilité témoigne aussi d’une époque où on peut trouver sur internet beaucoup plus d’images que dans l’imagination de n’importe quel artiste.

De sa longue fréquentation de la science fiction et de la bande dessinée, Gilles Barbier retire un intérêt marqué pour la fiction et une capacité à imaginer des espaces, des organismes : poches d’existence, ectoplasme… qui incarnent les schémas de fonctionnement de principes abstraits, développant une pensée conceptuellement très soutenue, mais aussi très figurée. Le travail est nourri de multitude de concepts de physique, d’intelligence artificielle, de théories de l’information. Il s’intéresse à l’aventure spatiale, à l’anatomie, à l’explosion de la bombe atomique à Hiroshima ou au mythe (le monstre du Lochness). Il apparaît en quelque sorte comme une hypertrophie du raisonnement et de l’intelligence, matérialisé par le cheminement dans d’innombrables galeries, passages, thématiques toujours recommencées. Il n’y a aucune évolution dans le travail, aucune œuvre n’est étrangère à l’autre. A tout moment, l’histoire peut recommencer, souvent à partir d’un élément de l’œuvre nouvellement choisi pour être le début.

Dès l’entrée, le parcours de l’exposition s’inscrit sous les auspices de cette disponibilité. Autour du Pied tendre, premier clone dans l’œuvre de Barbier tiré de la mythologie des cow-boys et des indiens, le premier espace est couvert d’affiches représentant toutes des possibles affiches pour une exposition Gilles Barbier à Carré d’art. Dans une multiplicité de styles, avec des images, des titres différents, et même des dates fausses, elles propulsent dès l’entrée le visiteur dans un espace fictionnel."



Sans Titre


Le pied tendre


Sans Titre (Aaaah!)

[ Ajouter un commentaire | 0 commentaire(s) | Imprimer | Cette photo sur mobile | Permalien ]

Page 1 2 3  
 

puceMises à jour

 - Rendez-vous chez le coiffeur News 06/01/2007
 - Le Retour au pays natal Articles 27/03/2007
 - Tokyo la nuit Liens 06/06/2006